« Délivrez-nous du mal...
Je vous salue Marie, pleine de grâce.
A ceux qui nous ont offensés...
Nous vous soumettons à la tentation. »
J'aurais du ressentir en moi, une nouvelle perception, un nouveau regard, avide de savoir, grandissant et cherchant en moi ce que jamais il ne trouvera. Je refusais de croire ce qui n'avait pas sa place en moi, ce que je ne voulais pas voir, qui n'aurait jamais dû être là. Lui, sorti de cet antre imprégnée d'alcool, de fumée, déjà maculé de mon sang impur, sa première sensation se pesant comme une vision, une impression. Cris, violence et non-respect de l'être ne peuvent amener qu'au mal de vivre, à une ranc½ur amère, toujours aussi présente. Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Plonge tes mains dans mes larmes blanches, nage au sein d'une volute d'abominations, de laideur, de carnage. Goûte dans ma bouche, l'arôme amer de la haine. Je peux le percevoir, le sentir ruisseler, ce n'est plus la peine de croire. Non, je ne peux pas oublier! Non, je ne veux plus oublier! Un déséquilibre profond flotte en moi, écarquillé, vitreux. L'important, au fond, c'est de crever l'abcès, hurler, extérioriser. Le sang épais et chaud galvanise mes mains. Mon c½ur, contre le sol, emprunte le chemin qui mène à l'horreur d'une excitation morbide.
« Je construits des abysses...
C'est si beau, quand c'est au fond de ta peau.
Que je l'aime ton doux regard qui plisse...
C'est si beau quand je défonce ton cerveau. »
« Blanche-Neige sourit. Blanche-Neige renaît. Prie & suplie encore Blanche-Neige. Endors-toi Blanche-Neige, même s'ils sont six pieds sous terre, même s'ils ont souffert. »